‹‹Leave no trace››

Dernière mise à jour : 14 déc. 2020

Leave no trace ou le programme Sans traces vous connaissez?


Origine : La mise en place du programme Sans trace correspond à une évolution de l'éthique de l'environnement intervenue après la Seconde Guerre mondiale. Il a été conçu dans les années 1960 et 1970 en réponse aux nombreux problèmes engendrés par la forte augmentation des loisirs de plein air et la mise en marché conjointe de nouveaux équipements récréatifs tels que les réchauds, les tentes synthétiques et les matelas de sol. (Wikipedia.org)


La première fois que j’ai entendu parler de ce mouvement, c’était il y plus de 15 ans. J’étais gérante au Centre d’escalade Roc Gyms. Je pratiquais l’escalade intérieure et extérieure à ce moment-là et je trouvais leurs valeurs ou principes bien, mais sans plus. J’avais plus l’impression d’un mouvement ‹‹underground›› que seule une petite portion de puristes plein-air pratiquait. Je me rassurais en me disant ‹‹je ramasse mes déchets, c’est pas mal ça que je fais›› Et j’ai fini par oublier ce mouvement.


Et puis tout d’un coup, sans crier gare, une pandémie nous tombe dessus! Notre vie telle qu’on la vivait n’est plus. Notre liberté de mouvement contrainte. Notre mental est mis à rude épreuve. Nous cherchons des réponses, des coupables, des qui ou quoi à pointer du doigt. Nous passons de certitudes en incertitudes, des familles sont déchirées par leur croyance du vrai du faux du peut-être que. Peut-importe ce que nous lisons : journaux, Facebook, commentaires, articles, nous sommes tout le temps confus.


Et puis Noël arrive.


Notre Gouvernement nous demande de ne pas nous rassembler pour les célébrations. Je n’ai rien contre. Nous ferons notre effort de guerre. Mes parents habitent en région et sont âgés. Ils préfèrent également se plier aux consignes. Ils feront un petit réveillon avec mon frère et ses enfants. Nous nous visiterons plus tard. (Imaginez! Une année de party à reprendre. Ça va être top!)


Pourquoi je parle de ça?


Et bien comme tout le monde, j’ai ma liste de cadeaux à acheter. Comme tout le monde, j’ai pris ma voiture et roulé tranquillement vers les magasins, musique de Noël dans le piton. En arrivant sur place, j’ai constaté que je n’étais pas la seule. Nous étions des centaines. Pas de soucis, on fait la file ‹‹sanitairement›› avec nos masques. À l’intérieur? Fini la file, c’est le branle-bas de combat. J’ai fait mes achats et suis partie.


Et j’ai eu honte.


N’ai-je donc rien n’apprit de la dernière année? Même si je fais des choix utiles ou usagés ou sous forme de lecture, je me suis laissé emporter par la frénésie du magasinage.

Et je me suis rappelé de ‹‹Leave no trace›› ou en français Sans traces. Si c’était eux qui avaient raison tout ce temps. Sans égards, nous avons laissé nos traces partout sur la planète. Bientôt il y aura un après la pandémie. Tout ne peut pas revenir comme avant, sinon la leçon n’aura servi à rien. Dans notre vie à la maison, au travail, en sortie. Lors de nos prochains voyages, ici ou à l’étranger. Nous devrions appliquer les principes de Sans traces, ou à tout le moins les adapter selon la situation. Et si dans chacune de nos actions nous tentions de ne pas laisser de trace ou très peu. Chercher à faire celle qui aura la plus faible empreinte terrestre.


Le programme Sans trace fait appel à sept principes lors d’activités plein-air :


1. Se préparer et prévoir

2. Utiliser les surfaces durables,

3. Gérer adéquatement les déchets,

4. Laisser intact ce que l'on trouve,

5. Minimiser l'impact des feux,

6. Respecter la vie sauvage,

7. Respecter les autres visiteurs.


Nous pouvons nous aussi avoir des principes sains qui laisseront un monde meilleur aux générations futures. Je ne vous demande pas de jeter votre cellulaire. Par contre il est possible d’étirer sa vie utile par des réparations. Ne pourrait-on pas mieux choisir ses meubles et les garder longtemps. Pourquoi ne pas faire une soirée échange de vêtement? Donner des petits plats. Pourrions-nous choisir des voyages de ‹‹meilleure qualité›› et en faire moins?


Je crois que la période des fêtes, qui s’annonce tranquille, est la meilleure période pour faire notre bilan personnel de 2020. En 2021 faisons ensemble le pas vers un monde meilleur, un monde en santé. Physiquement, mentalement, et ‹‹terrestrement››.


Sur ce je vous souhaites de Joyeuses fêtes les amis, je m’en vais faire du bénévolat à l’Armée du salut.


Bonne réflexion!




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